Perpignan n’est pas gérée, elle est mise en scène. Derrière le marbre rose des trottoirs du centre-ville, Louis Aliot a simplement recyclé le système Pujol et délaissé les quartiers les plus pauvres pour servir de vitrine nationale au Rassemblement National. À deux ans des élections présidentielles de 2027, le bilan est sans appel : une communication à outrance, des promesses non tenues, et une stratégie purement électorale. Quand l’image prime sur l’action.
Articles
-
Perpignan 2026 : Bienvenue au R.N.P.S., le Rassemblement National des Petits Systèmes
En 2020, Louis Aliot a conquis Perpignan en agitant le drapeau du dégagisme. Il promettait de rompre avec le « clientélisme et le copinage » qui, selon lui, caractérisaient les décennies Alduy et Pujol. Six ans plus tard, la liste « Continuons ensemble » pour le scrutin de mars 2026 révèle une réalité tout autre : la naissance du R.N.P.S. (Rassemblement National des Petits Systèmes).Ce n’est pas une ouverture, c’est une capitulation. C’est l’aveu qu’après un mandat, le Rassemblement National est incapable de produire ses propres cadres et doit recycler l’ancien système pour espérer survivre. -

Louis Aliot, ou l’art de dénoncer les copinages… tout en les pratiquant
À Perpignan, le maire Louis Aliot se présente comme le champion de l’éthique et de l’intérêt général, fustigeant les conflits d’intérêts et le « mélange des genres ». Pourtant, les faits révélés par la Chambre Régionale des Comptes (CRC) et les enquêtes judiciaires en cours dessinent une tout autre réalité : celle d’une gestion municipale où les proches et les idéologues semblent bénéficier de passe-droits, tandis que la justice s’intéresse de près à plusieurs marchés publics.
-

44 millions d’euros de chantiers en retard, le grand enlisement des investissements
À l’approche des élections, la municipalité a multiplié les annonces de « grands travaux ». Louis Aliot a promis 55 millions d’euros d’investissement pour l’année 2025. Mais l’examen des documents comptables officiels et de l’audit financier de 2021 révèle une réalité bien plus laborieuse : derrière les images de synthèse, la machine municipale est incapable de terminer ce qu’elle commence, accumulant une dette qui engagera la ville jusqu’en 2046.
LIRE LA SUITE… -

Mairie de Perpignan : L’audit à 100 000 € qui dort dans un tiroir
En juillet 2021, la municipalité de Perpignan déboursait 95 280 € TTC pour un « Audit organisationnel et managérial » réalisé par la société SPQR. Ce document devait être la boussole du mandat : il contenait un diagnostic sans filtre et, surtout, une feuille de route précise pour réformer une administration à bout de souffle. Quatre ans plus tard, l’analyse des faits et des chiffres officiels du Rapport Social Unique (RSU) 2024 est sans appel : les actes n’ont jamais suivi les paroles.
-

Le budget qui s’emballe et les Perpignanais qui paient la note
À Perpignan, les discours sur la « bonne gestion » et la « rigueur budgétaire » se heurtent à une réalité bien plus sombre. Derrière les slogans, les documents budgétaires officiels, révèlent une réalité bien moins glorieuse. La municipalité ne gère pas mieux, elle dépense simplement beaucoup plus, tout en hypothéquant l’avenir des perpignanais.
Le mirage du ratio : ne confondez pas «pourcentage» et «économies»
Louis Aliot se targue d’avoir ramené la part des dépenses de personnel de 61,71 % en 2020 à environ 58,84 % en 2024. Il tente ainsi de faire croire que le poids de l’administration s’allège. C’est un pur artifice comptable.Ce ratio baisse uniquement parce que les autres dépenses de fonctionnement explosent encore plus vite que la masse salariale. En réalité, le coût de la machine municipale ne cesse de grimper :• La facture salariale est passée de 90,76 M€ en 2020 à 107,42 M€ prévus au budget 2025 après la décision modificative.• Les charges à caractère général (achats, fournitures) ont bondi de 30,82 M€ en 2020 à 53,77 M€ en 2025.Le résultat est que le coût de fonctionnement par habitant est passé de 1 201 € en 2020 à 1 549 € en 2025. Chaque Perpignanais paie 348 € de plus chaque année pour faire tourner la mairie. Prétendre qu’il s’agit d’une « normalisation » après un mandat de gestion est une insulte à l’intelligence des contribuables.Fin de mandat : le hold-up de la dette (15,5 M€ en 24 heures !)
N’ayant plus de souffle financier en raison d’un fonctionnement devenu « obèse », la mairie a choisi la fuite en avant. Le 4 décembre 2025, trois décisions d’emprunt ont été signées en une seule journée pour un montant total de 15,5 millions d’euros, dont un prêt de 12,5 millions d’euros fléché exclusivement vers les travaux du stade Gilbert Brutus. Cet emprunt, contracté au taux de 3,83 %, engage sur 20 ans et il se finira de payer le 1er janvier 2046.Alors que nous subissons déjà une dette par habitant 50 % plus élevée que les villes de même taille (1 619 € contre 1 088 € en moyenne nationale), le Maire met les 20 prochaines années sous hypothèque.On vide la tirelire pour payer le courant
C’est le signe ultime d’une gestion à bout de souffle : pour équilibrer le budget 2025, la mairie est obligée d’injecter 27,05 millions d’euros d’économies passées (résultat reporté).La vérité est crue : les recettes de l’année 2025 (impôts, dotations) ne suffisent plus à couvrir les factures de l’année. La municipalité « bouffe son capital » pour maintenir les apparences avant les élections.Une fois cette réserve vidée, comment la ville paiera-t-elle ses agents et ses factures d’électricité ?Perpignan mérite une gestion responsable, pas des artifices comptables
L’explosion de 348 € par habitant et par an est la marque d’un train de vie municipal hors de contrôle sous ce mandat. Entre les artifices de ratios, l’épuisement de l’épargne, et une dette qui s’envole, la municipalité actuelle prépare un réveil douloureux pour les Perpignanais.
-

+17 millions d’euros de dépenses salariales sous Aliot – Le grand mensonge de la diète budgétaire
« La Ville est à la diète. » C’est ce qu’affirme Louis Aliot, maire de Perpignan, dans les médias locaux. Pourtant, les chiffres officiels racontent une tout autre histoire : depuis 2020, la masse salariale de la mairie a explosé de 17 millions d’euros par an, passant de 90,76 M€ à 107,81 M€. Une hausse vertigineuse, qui place Perpignan au-dessus de la moyenne nationale en termes de rigidité administrative. Alors, diète ou gabegie ? Décryptage d’une dérive financière qui sent le faux-semblant à plein nez.
-

Quand le classement 2026 des Villes où il fait bon vivre révèle l’échec d’un mandat
Le palmarès 2026 Villes et villages où il fait bon vivre tombe à point nommé, alors que le mandat de Louis Aliot touche à sa fin. Si la mairie de Perpignan se garde bien de le mettre en avant, ce classement offre un bilan brut de six années de gestion municipale. Et le constat est sans appel : la ville s’enfonce dans le dernier tiers des grandes métropoles françaises.
-

Louis Aliot promet la lune, mais la délinquance explose sous son mandat
Depuis son élection, Louis Aliot, nous martèle le même refrain : la sécurité serait sa priorité absolue. À grand renfort de communiqués de presse et de campagnes de communication, le maire tente de nous vendre une ville « rayonnante ». Mais aujourd’hui, les chiffres officiels du Ministère de l’Intérieur racontent une toute autre histoire : +30 % de trafics de drogue, +17 % de cambriolages, et une délinquance globale en hausse de 10 % en 2025, et ils sont accablants pour la mairie.
LIRE LA SUITE… -

Mairie de Perpignan : L’égalité femmes-hommes, une supercherie en chiffres
La mairie de Perpignan affiche fièrement, dans ses rapports sociaux uniques, un index égalité en progression de 66/100 en 2023 à 73/100 en 2024. Mais derrière ces chiffres officiels se cache une vérité bien plus sombre : celle d’une régression organisée des droits des femmes. Décryptage d’une gestion des ressources humaines qui pénalise durablement les femmes, particulièrement au sommet de la hiérarchie.

