Tourisme en hausse, recettes en baisse : le mystère de la taxe de séjour à Perpignan

Avec 1,5 million de nuitées en 2024, Perpignan bat tous ses records touristiques. Pourtant, les recettes de la taxe de séjour chutent de 7 %. Un paradoxe qui interroge.

Les chiffres du rapport de la Commission Consultative des Services Publics Locaux (CCSPL) du 10 septembre 2025 sont sans appel : 2024 a été une année exceptionnelle pour le tourisme à Perpignan. L’Office de Tourisme Municipal “Perpignan Centre du Monde” affiche une fréquentation en hausse de 5,8 % par rapport à 2023, avec un pic estival record de 51 500 nuitées en une semaine. Les hébergements marchands enregistrent même une progression de 8,9 %. Le taux d’occupation progresse de 26 % à 27,5 %, malgré un stock de lits stable.

Pourtant, derrière ces performances apparentes, un détail cloche : les recettes de la taxe de séjour, elles, ne suivent pas.

Malgré ces performances, les recettes de la taxe de séjour ont diminué, passant de 862 706 € en 2023 à 840 336 € en 2024. Comment expliquer ce paradoxe alors que la fréquentation augmente ?

La logique voudrait que :

Plus de touristes = plus de nuitées = logiquement, plus de recettes de taxe de séjour.

Pourtant, la réalité est tout autre : les recettes ne suivent pas la fréquentation. Un paradoxe qui n’a pas de sens :

  • Avec une hausse des nuitées, la taxe de séjour aurait dû augmenter, ou au minimum rester stable.
  • Au lieu de cela, elle baisse.

Pourquoi cette incohérence ? La mairie ne donne aucune explication claire.

Et pendant ce temps, les dépenses de l’Office de Tourisme grimpent, toujours sans qu’aucune justification ne soit apportée.

En 2024, l’Office de Tourisme de Perpignan a dépensé 1,27 million d’euros, un montant en hausse par rapport à 2023. Mais de combien exactement ? Mystère, on ne peut que constater que la somme des principaux postes de dépenses a grimpé de 29 %. Les recettes ont dans le même temps baissé de 7 %.

Le problème ? Les chiffres présentés par la Commission Consultative des Services Publics Locaux (CCSPL) sont incomplets. Le rapport ne détaille pas tous les postes de dépenses et ne justifie pas les hausses massives.

Une telle opacité laisse planer le doute : s’agit-il d’une gestion défaillante ou d’un manque de transparence délibéré ?

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Share This