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Le budget qui s’emballe et les Perpignanais qui paient la note

À Perpignan, les discours sur la « bonne gestion » et la « rigueur budgétaire » se heurtent à une réalité bien plus sombre. Derrière les slogans, les documents budgétaires officiels, révèlent une réalité bien moins glorieuse. La municipalité ne gère pas mieux, elle dépense simplement beaucoup plus, tout en hypothéquant l’avenir des perpignanais.

Le mirage du ratio : ne confondez pas «pourcentage» et «économies»

Louis Aliot se targue d’avoir ramené la part des dépenses de personnel de 61,71 % en 2020 à environ 58,84 % en 2024. Il tente ainsi de faire croire que le poids de l’administration s’allège. C’est un pur artifice comptable.
Ce ratio baisse uniquement parce que les autres dépenses de fonctionnement explosent encore plus vite que la masse salariale. En réalité, le coût de la machine municipale ne cesse de grimper :
La facture salariale est passée de 90,76 M€ en 2020 à 107,42 M€ prévus au budget 2025 après la décision modificative.
Les charges à caractère général (achats, fournitures) ont bondi de 30,82 M€ en 2020 à 53,77 M€ en 2025.
Le résultat est que le coût de fonctionnement par habitant est passé de 1 201 € en 2020 à 1 549 € en 2025. Chaque Perpignanais paie 348 € de plus chaque année pour faire tourner la mairie. Prétendre qu’il s’agit d’une « normalisation » après un mandat de gestion est une insulte à l’intelligence des contribuables.

Fin de mandat : le hold-up de la dette (15,5 M€ en 24 heures !)

N’ayant plus de souffle financier en raison d’un fonctionnement devenu « obèse », la mairie a choisi la fuite en avant. Le 4 décembre 2025, trois décisions d’emprunt ont été signées en une seule journée pour un montant total de 15,5 millions d’euros, dont un prêt de 12,5 millions d’euros fléché exclusivement vers les travaux du stade Gilbert Brutus. Cet emprunt, contracté au taux de 3,83 %, engage sur 20 ans et il se finira de payer le 1er janvier 2046.
Alors que nous subissons déjà une dette par habitant 50 % plus élevée que les villes de même taille (1 619 € contre 1 088 € en moyenne nationale), le Maire met les 20 prochaines années sous hypothèque.

On vide la tirelire pour payer le courant

C’est le signe ultime d’une gestion à bout de souffle : pour équilibrer le budget 2025, la mairie est obligée d’injecter 27,05 millions d’euros d’économies passées (résultat reporté).
La vérité est crue : les recettes de l’année 2025 (impôts, dotations) ne suffisent plus à couvrir les factures de l’année. La municipalité « bouffe son capital » pour maintenir les apparences avant les élections.
Une fois cette réserve vidée, comment la ville paiera-t-elle ses agents et ses factures d’électricité ?

Perpignan mérite une gestion responsable, pas des artifices comptables

L’explosion de 348 € par habitant et par an est la marque d’un train de vie municipal hors de contrôle sous ce mandat. Entre les artifices de ratios, l’épuisement de l’épargne, et une dette qui s’envole, la municipalité actuelle prépare un réveil douloureux pour les Perpignanais.

https://actu.fr/occitanie/perpignan_66136/la-ville-de-perpignan-a-la-diete-le-plan-de-louis-aliot-pour-les-finances-de-la-mairie_62213713.html

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