À Perpignan, les horodateurs affichent une hausse de 5 % de recettes, mais le bilan est catastrophique : 134 000 € de déficit, des amortissements mystérieusement multipliés par deux, et une explosion des amendes de 7 %. Plongez dans les coulisses d’un business model où les automobilistes paient, et où la Ville ferme les yeux.
Les chiffres qui clochent (et qui énervent)
Les recettes des horodateurs augmentent de 5 %, mais le résultat final est un déficit de 134 000 €. Comment expliquer ce paradoxe ?
Les amortissements ont bondi de 101 %. S’agit-il d’investissements massifs mais invisibles, ou d’un artifice comptable pour masquer les bénéfices réels ?
En 2024, Perpignan a dressé 92 149 Forfaits Post-Stationnement (FPS), soit une hausse de 7 %. Un record qui interroge : pourquoi une telle sévérité ?
Le paradoxe perpignanais touristes bienvenus, automobilistes verbalisés
L’Office de Tourisme se félicite d’une hausse de 5,8 % des nuitées. Pourtant, le stationnement de surface décourage les visiteurs plutôt que de les attirer.
Indigo, le délégataire privé, affiche un résultat « nul », tandis que la Ville encaisse les amendes. Une coïncidence troublante qui soulève des questions : qui profite vraiment de ce système ?

Le business juteux (et cynique) des FPS
Les Forfaits Post-Stationnement tuent l’attractivité du centre-ville. Le contrat de 5 ans de Délégation de Service Public, renouvelé en 2021, semble favoriser les amendes plutôt que la fluidité. Pourquoi un tel choix ?
Et si le déficit était entretenu artificiellement pour justifier une répression toujours plus forte ?
Perpignan, future capitale des amendes ?
Un stationnement qui rapporte, mais qui pourrait coûter cher à long terme : commerces en souffrance, touristes frustrés, habitants excédés.
La pression fiscale s’accentue avec une hausse de 7 % des FPS, risquant de vider le centre-ville de ses visiteurs.
Un manque de transparence persiste : où sont les justifications pour ces amortissements record ?
Il est temps de choisir : accueil ou répression ?
Deux scénarios s’offrent à Perpignan :
- Un stationnement intelligent, avec des tarifs adaptés pour encourager la rotation, moins de répression et plus de pédagogie et une transparence totale sur l’utilisation des recettes;
- Ou un système répressif, avec des amendes en hausse constante, un centre-ville qui se vide, et une réputation de « ville-piège » pour les automobilistes.
En 2024, Perpignan a verbalisé 92 149 fois. À ce rythme, la Ville ne sera plus connue pour son patrimoine ou son soleil, mais pour ses PV à répétition. Perpignan veut-elle accueillir les visiteurs, ou les faire payer ?


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